Le Ministère de l'Air passe une commande pour 220 Arsenal VG-33 le 12 Septembre 1939. La commande doit être soldée pour Avril 1940, mais Arsenal se retrouve confronté à un problème récurrent, l'Arsenal VG-33 est entièrement conçu en bois, et pas n'importe lesquels, du Spruce et, de l'Oukoumé ainsi que du Peuplier. Les deux premières essences sont entièrement importé, le Spruce de Roumanie et l'Oukoumé d'Afrique même si à l'époque la Frnac à des comptoirs lui permettant d'obtenir les bois Africains, il doit prendre la mer...et en ces temps de conflits, les choses s'avère complexe (quand au problème du bois Roumains...no-comment). Enfin pour achever le tout la société d'État Arsenal ne c'est pas doté du stock d'aluminium et de magnésium nécessaire à la conception des pièces mécaniques. Bref, la production est très mal engagée. Malgré des démarches auprès de Michelin, de Potez, de Couzinet (qui doit fabriquer l'Arsenal VG-39 au Brésil), rien n'y fait la production est dans l'impasse, les cadences ne peuvent être honorés, d'autant qu'en Mai 40 la commande passe à 1 000 unités tous type confondu ( 33, 36 et 39). Sept appareils sont livrés avant l'Armistice dont seulement deux à l'Armée de l'Air (le N° 2 et 4). A la capitulation, l'usine d'Arsenal dispose de 160 appareils sur le point d'être livrés plus quarante sur chaîne, ils sont tous détruits. Sur les sept livrés, trois seront récupéré par les Allemands et testé à Rechlin. Le bilan de l'Arsenal VG-33 reste très mitigé, appareil d'exception pour le staff d'essais en vol; l'Armée de l'Air et ses pilotes le trouvent en dessous de tout. Enfin dernier point, quid de la résistance d'un avion tout bois, de son vieillissement avec la tenue des collages et que serait-il advenu des soucis d'approvisionnement en bois .