Conçu dans le cadre d'un programme de 1934 émis par l'US Army Air Corps et réclamant un bombardier moyen à hautes performances, le DOUGLAS B-18 BOLO ne présentait pas les brillantes caractéristiques du BOEING B-17 SUPERFORTERESSE VOLANTE qui répondait aux mêmes spécifications. A cet égard, les chiffres sont éloquents, trois cent cinquante DOUGLAS B-18 BOLO ayant été construits contre prés de treize mille BOEING B-17 SUPERFORTERESSE VOLANTE. (C'est en vue de remédier aux insuffisances du DB-1 que Douglas en mis au point, en 1938, une version dérivée plus performante, qui parut suffisamment intéressante à l'US Army pour susciter une commande de trente-huit exemplaires. Bien que ressemblant de très prés à son prédécesseur, le nouvel appareil, baptisé Douglas B-23 Dragon, se présentait, dans le détail, comme un modèle totalement différent. L'envergure avait été augmentée, tandis que le fuselage, complètement redessiné, paraissait plus aérodynamique aussi, l'empennage vertical ayant été, de son coté, allongé. Le train cl 'atterrissage à roulette de queue était identique à celui du DB-1, mais les fuseaux des moteurs avaient été prolongés jusqu'au bord de fuite de l'aile, de telle sorte que l'atterrisseur, une fois escamoté, venait se loger intégralement à l'intérieur des nacelles, assurant ainsi une diminution de la traînée. Une nette amélioration des performances devait résulter de ces transformations ainsi que des 60 % de puissance supplémentaire fournis par les deux moteurs Wright R-2600-3 Cyclone 14 adoptés. Cet appareil était également le premier bombardier américain armé d'une mitrailleuse de queue. Le vol inaugural eut lieu le 27 juillet 1939, tous les Douglas B-23 Dragon étant livrés à l'US Army avant la fin de l'année. Les premiers essais révélèrent toutefois que les caractéristiques de vol et les performances ne correspondaient pas à celles qui étaient attendues. En outre, les informations provenant du théâtre d'opérations européen en 1940 montraient clairement que ce bombardier souffrait d'un grave handicap en matière de rayon d'action, de charge militaire et d'armement comparativement aux appareils de bombardement utilisés alors par les nations belligérantes ou en cours de mise au point aux Etats-Unis mêmes. De ce fait, ces avions furent employés assez peu de temps dans des patrouilles le long de la cote pacifique américaine et terminèrent leur carrière dans les écoles. En 1942, une quinzaine d'entre eux furent modifies pour servir à des missions de servitude, sous la dénomination de Douglas UC-67, quelques autres étant utilisés à des tâches diverses comme l'évaluation de moteurs, de techniques de remorquage de planeurs ou d'armes. Apres la cessation des hostilités, de nombreux Douglas B-23 Dragon et Douglas UC-67, devenus surplus de guerre, furent achetés par des clients civils qui les transformèrent en avions d'affaires. La plupart, modifiés par les soins du département technique de la Pan American, furent équipés en vue du transport de deux hommes d'équipage et de douze passagers. Quelques-uns furent employés pendant une trentaine d'années .